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Droit de la famille : le divorce pour faute

Le divorce pour faute

Le divorce contentieux

Le divorce pour faute demeure, en droit français, la procédure la plus conflictuelle et la plus emblématique du contentieux matrimonial. Il s’adresse aux situations où un époux reproche à l’autre une violation grave ou répétée des devoirs et obligations du mariage, rendant intolérable le maintien de la vie commune.

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Le fondement juridique

Le divorce pour faute est régi par les articles 242 à 246 du Code civil. Selon l’article 242, « le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque des faits constitutifs d’une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune »

Les 3 conditions d’un divorce par faute

  • Les faits reprochés doivent être imputables à l’autre conjoint (c’est-à-dire commis volontairement et consciemment).
  • Ils doivent constituer une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage, tels que la fidélité, le respect, l’assistance, la contribution aux charges du mariage, la cohabitation et le devoir de secours.
  • Ces faits doivent rendre intolérable le maintien de la vie commune.
  • Reconnaissance de la faute : Le divorce pour faute permet la reconnaissance officielle d’un comportement fautif par le juge, ce qui peut être important pour l’époux victime.
  • Indemnisation : L’époux victime peut solliciter une indemnisation pour le préjudice subi.
  • Conséquences sur les enfants et le patrimoine : La reconnaissance de la faute n’a pas d’incidence sur le partage du patrimoine ou la résidence des enfants.

Preuve : La preuve de la faute peut être rapportée par tous moyens, sous réserve du respect de la loyauté de la preuve (exclusion des preuves obtenues par violence ou fraude).

Défense : L’époux défendeur peut contester la matérialité des faits, leur gravité ou leur imputabilité. Il peut aussi invoquer une faute à l’encotre de son conjoint et demander à ce que le divorce soit prononcé pour faute contre son conjoint, ou aux torts partagés (faute réciproques).